Highway to Perth
Longue et brûlante est la route qui relie Sydney à Perth.
Tout commence par la jungle des marchands de voitures peuplée de personnages colorés : Olivier et Julie, d’honnêtes voyageurs contraints de vendre leur van pour une bouchée de pain, malheureusement on arrive un jour trop tard; Dave le vieux roublard opportuniste qui vend ses épaves à prix d’or et crache sur tous ses concurrents; le margoulin pas fin qui se fait passer pour un backpacker pour nous refourguer son van moisi couvert de grafs pour cacher la rouille…
Finalement nous dénichons Thomas qui nous cède son Toyota Hiace pour une somme plutôt modeste. Le gaillard est un peu mécano, ce qui nous rassure sur l’état de l’engin.
Reste du boulot pour réaménager l’intérieur.
Une fois la paperasse et les formalités terminées nous nous empressons de quitter Sydney pour des contrées plus sauvages.
A peine lancés, nous rencontrons Mick, un sympathique australien qui nous invite à passer la nuit dans son jardin.
Mise à part l’hospitalité des indigènes, il est très facile de roupiller à l’oeil, le pays grouillant de rest areas et de campings gratuits.
Un millier de bornes plus loin s’étend la fameuse “Great Ocean Road” avec ses 500 km de plages idéales pour nous initier au bodyboard.
Le thermomètre s’approche des 40°C mais ce n’est rien en comparaison de ce qui nous attend.
2000 km de désert, dont l’inénarrable plaine de Nullarbor (”sans arbres” en latin), donnent un petit appercu de ce que peut être l’enfer.
En voyageurs avertis que nous sommes, nous avons prévu un estagnon d’essence, 50 litres de flotte et suffisamment de provisions.
Une fois la frontière qui sépare l’Australie Méridionale de l’Occidentale, le ciel se couvre et un vent frais salutaire se lève.
Nous réjouissant d’aller faire trempette dans l’océan, c’est la déception en arrivant à Espérance, la ville qui malheureusement, porte bien son nom.
La météo annonçant 4-5 jours de pluie, nous pallions à la règle de la nuit gratuite en nous offrant un camping avec douches et cuisine.
S’en suit une série d’événements confirmant les dires de ce cher Murphy:
Un petit problème de batterie, une pneu qui éclate et une vibration de plus en plus intense se fait entendre alors que nous nous trouvons au milieu de nulle part.
En fin de compte la batterie va bien, le pneu a été changé avec succès et les vibrations ont disparu après le remplacement d’une petite pièce.
Maintenant, nous glissons sur le bitume comme sur un coussin d’air et nous arrivons à nous entendre parler en roulant.

Comme quoi, après la pluie, le beau temps et direction la plage pour fêter ça en nous amusant comme des gamins dans les rouleaux turquoises de l’océan indien.
Les vacances de Christian touchent à leur fin et il est temps de se séparer de notre compagnon de route à Perth.
Le voyage en duo reprend en direction du nord avec ses horribles crocodiles d’estuaires dont la taille peut atteindre 7 mètres de long.
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