juil

28

Cambodge in two weeks

By Virginie

Les milliards de decibels de techno moisie et de James Blunt ingurgitees durant notre sejour dans la Kaosan road continuent de gresillier dans nos tympans, lorsque nous franchissons la douane cambodgienne.

Nous debarquons a Poipet apres 4 heures de bus dans lequel on nous a propose des visas a prix gonfles en nous jurant que le prix a la douane est le meme… les scams continuent!!

Cette petite ville-frontiere boueuse nous servira juste de tremplin pour Siem Reap, ou nous irons des le lendemain; mais pour l’instant ras-le-bol des bus a touristes! Apres un repos dans un palace en marbre bon marche, nous nous enfilons dans un bus local et go pour 4 autres heures de route a travers la campagne peuplee de cochons, vaches, chiens et buffles a cornes dantesques.

Accueillis par une horde de chauffeurs de tuk-tuk, nous choisissons le plus beau d’entre eux pour nous conduire a l’hotel et le lendemain aux temples d’Angkor.

Malgre la pauvrete ambiante, l’hotel est equipe d’une antenne satellite qui nous permet de regarder quelques joyaux du septieme art tels que Jurassic Parc 2 et 3 et autres masterpieces avec Robin Williams.

Mais vite, la realite reprend le dessus et nous devoile l’un des plus puissant site archeologique (et touristique) du monde: ANGKOR

Certains temples ne sont plus que de tristes ruines, temoignant de la folie destructrice de Pol Pot et de son regime communo-nazi; tandis que d’autres offrent un spectacle hallucinant, vestiges de la folie des grandeurs des rois precedants.

Lentement, la nature reprend ses droits et des arbres aux racines geantes se mettent a pousser sur les pierres, des plantes grignotent les statues et les structures se deglinguent tranquillement, vaguement soutenues par quelques etais en bois.

L’endroit est superbe, mais envahi de stand de souvenirs et de gamins vendeurs de cartes postales qui vous aggripent a l’entree et a la sortie de chaque temple. le plus jeune que nous voyons doit avoir 5 ans…

En une journee nous en avons vu 5, meme pas un dixieme de ce que represente le site entier. Mais nous en avons assez et filons a la capitale.

Phnom Penh est une grande ville surexcitee qui nous en apprend un peu plus sur l’histoire du pays et son passe recent tres noir.

Dans les annees 70, Pol Pot, un intellectuel haut place s’inspire des theories communistes entendues en France et les cuisine a la suace gestapo pour la servir crue a son peuple. Il fait massacrer entre 1,7 et 2,5 millions de gens, des intellectuels surtout, fait evacuer la capitale transformee en ville fantome et instaure les fameux camps de travail chers aux plus celebres dictateurs de l’histoire.

Des evenements recents et bien graves dont on n’a jamais entendu parler a l’ecole…

Une autre chose merite d’etre connue dans le coin: Les shooting range. D’abord, nous pensions qu’il s’agissait d’une chaine de montagne… Plus tard, nous apprenons que c’est un lieu de defoule ou l’on choisi une cible (chat, chien, vache, canard…) que l’on laisse vagabonder joyeusement dans un champ. Une fois l’arme choisie (revolver, ak-47, grenade, …), si l’on vise bien, on recupere sa mise ou une partie au moins… ideal pour occuper un dimanche ensoleille en famille.

Ensuite, nous nous eloignons un peu des routes principales pour nous retrouver a Sen Monorom, dans les “montagnes” du Mondulkiri ou il fait plus frais. D’ailleurs, on a failli ne jamais y arriver…

Le dernier bout de route etant de qualite moyenne, nous le faisons en pick-up. Le chauffeur, n’ayant surement pas de permis a du mal a maitriser les vitesses et pense que le claxon suffit a remplacer le frein dans les contours qu’il prend souvent a contre sens. Une heure de frayeur ou il fini en shootant un chien! Il ose encore nous proposer ses services pour le lendemain mais nous refusons en precisant qu’il faudra qu’il apprenne a conduire avant que l’on remonte dans sa voiture et que le chien, ben ca aurait pu etre un mome…

Avec Cassie et Jimi, des neo-zelandais, nous faisons nos premiers “pas” a motocyclette sur des routes terreuses hantees par les 4×4 roulant a toute bombe du mauvais cote en claxonnant comme des malades et en nous recouvrant de poussiere. Mais sans souci, nous avons survecu.

Nous avons aussi teste pour vous la promenade a dos d’elephant dans la jungle. Mis-a-part le caractere rebel et les pets violentissimes, la ballade est agreable. Juste une petite reserve au sujet du confort tres relatif du panier fixe sur leur dos: Attention, on vous y propose des treks de plusieurs jours… a eviter! Au bout de quelques heures, les crampes sont deja horribles!

Un peu plus au nord, nous voici a Ban lung, dans la region du Ratanakiri. Nous logeons au “Tree top” dans des bungalows en pierres et en bois relies par des ponts et ou la vue sur les collines nous permet d’admirer de superbes couchers de soleil. Pour courronner le tout, le patron est tres cool , parle bien anglais et la bouffe est pas mal du tout. Un must.

La region parait-il, est parfaite pour le treks de plusieurs jours dans la jungle, mais nous ne sommes pas super chauds pour ca et nous nous contentons de virees a moto histoire d’aller admirer les cascades des environs.

La veille de notre depart pour le Laos, nous faisons la connaissance de Fanette la joyeuse parisienne (…encore….) avec qui on fait la traversee de la douane par le Mekong sur une barque en bois pour arriver aux 4000 iles et y passer quelques jours.

Mais tout ca, c’est deja au Laos, donc pour le prochain article qui ne devrait pas tarder.

2 Responses so far

Salut les globetrotteurs !

Merci pour ces news sur le Cambodge, ca a ravivé de puissants souvenirs. J’ai hate d’en entendre plus sur le Laos, car ce devrait etre ma destination si je continue mon ptit tour apres mon second séjour en Chine. Autour du mois d’octobre je dirai.

Bonne route, peut etre nous croiserons-nous dans le sud de la Chine d’ici quelques semaines !

Ferd.

Hello hello !
Bha alors c’est pas du boulot ca ! Vous en etes ou ?
Parce que le cambodge en 2 semaines ca fait des semaines que ca traine :)
donnez des news !!!

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  • Supervision Robert Burri